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Les After Critiques I Moby Dick

Yngvild Aspeli

(c) Polina Borisova

(c) Polina Borisova


Proposé par le dispositif Carte culture avec ses partenaires

Le dispositif Carte culture organise une saison de sorties culturelles avec le journaliste Thomas Flagel. D’octobre à avril, il propose plusieurs fois par semestre d’accompagner une quinzaine d’étudiants à un spectacle (théâtre, danse, marionnette, …) dans un lieu culturel strasbourgeois.

Après le spectacle, vous échangez en groupe vos impressions et confrontez vos points de vue avec le critique de théâtre autour d’un verre offert au bar ou à l’espace de convivialité du lieu. Dans la mesure du possible, des membres de l’équipe artistique vous rejoignent.

Journaliste, Thomas Flagel écrit dans diverses publications régionales (Magazine POLY à Strasbourg) et nationales (Théâtre(s), La Scène). Il anime aussi depuis plusieurs années un atelier d’analyse de la création contemporaine et d’écriture critique en Arts du spectacle à l’Université de Strasbourg.

Plusieurs spectacles tout au long du semestre.

 

Moby Dick
Yngvild Aspeli
au TJP

 

De ses origines norvégiennes, Yngvild Aspeli tire un penchant pour les personnages ambigus, habités par des forces qui les dépassent. Dans une esthétique singulière, chaque fois réinventée, la directrice artistique de Plexus Polaire, formée à l’École nationale supérieure des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières, crée des pantins réalistes à taille humaine. Elle plonge ses acteurs-manipulateurs dans des univers où rôde une inquiétante étrangeté issue de la rencontre de la lumière, de la vidéo et de la musique live. Si elle s’inspire souvent de romans, la narration multi-sensorielle qui en découle se fait atmosphérique, remplie d’états changeants. Ses héros à la marge entretiennent un rapport étroit à la folie et à l’invisible. Un homme, isolé dans le Grand Nord, est hanté par sa main fantôme (Signaux), un jeune incendie son village entre fascination pour la destruction et plongée dans un gouffre intérieur sans fond (Cendres). Et lorsqu’elle signe un portrait sans fard de Valerie Solanas (Chambre noire), il prend les atours d’une hallucination sauvage autour du lit de mort de celle qui fut prostituée, écrivaine et féministe. De chansons dévastées en abîme de solitude se dessine un être outrancièrement humain, dans toute sa démesure et sa complexité. Sa prochaine création rappelle à Yngvild Aspeli son grand-père marin, habitant d’une île de la côte ouest de la Norvège. Sa version du Moby Dick d’Herman Melville dessine une fresque obsessionnelle pour une cinquantaine de marionnettes, un orchestre englouti, un chœur d’acteurs-marionnettistes et une baleine grandeur nature.

Yngvild Aspeli a présenté au TJP Signaux, Cendres et Chambre noire. La dernière création d’Yngvild Aspeli Moby Dick, a été coproduite par le TJP.

jeudi 7 janvier

TJP
– Strasbourg

Graphisme : Diz—Dard Site web : Sébastien Poilvert